Julie Kaye (Saskatchewan)

Julie Kaye

Julie Kaye est professeure adjointe au département de sociologie de l'Université de la Saskatchewan et coordonnatrice académique du programme de certificat en toxicomanie et en criminologie. Travaillant dans les domaines de la lutte contre la violence, de la recherche et de l'organisation communautaires et de l'érudition féministe décoloniale, la recherche de Julie Kaye porte sur le colonialisme de peuplement, la violence de genre et la criminalisation coloniale, ainsi que sur la réduction des méfaits, le consentement et la souveraineté du corps. Son livre, Responding to Human Trafficking : Dispossession, Colonial Violence, and Resistance among Indigenous and Racialized Women, publié par la presse de l'Université de Toronto, examine les réponses de lutte contre la traite des personnes dans le cadre du colonialisme de peuplement.

Faisant appel aux stratégies de réduction des méfaits, Mme Kaye s'engage dans la recherche communautaire avec des individus travaillant dans les industries du sexe et des organismes communautaires. Elle travaille aussi avec des familles et des relations des femmes, des filles, des personnes trans et bispirituelles autochtones disparues et assassinées ainsi qu’avec des organisateurs communautaires qui militent pour cette cause. Julie participe également à l'organisation et à la recherche décoloniales et antiviolence en collaboration avec des réponses autochtones à la violence contre les femmes autochtones. À titre de conseillère en matière de recherche pour l'Institut pour l'avancement des femmes autochtones, elle participe à des interventions collaboratives dans des cas touchant les droits des femmes autochtones, y compris R. c. Barton et l'enquête sur le traitement d'Angela Cardinal. Elle fait partie de la Legal Strategy Coalition on Violence Against Indigenous Women et elle collabore avec des travailleurs du sexe et des organismes de réduction des méfaits dans le cadre de projets de recherche financés par les IRSC et le CRSH afin d'explorer des stratégies de lutte contre la violence.  Ses travaux sur les comparaisons internationales de la législation touchant les industries du sexe, et les effets de ces lois sur les travailleurs du sexe, les travailleurs migrants et les droits de la personne, sont largement disponibles, y compris des publications dans le New York Times, le Toronto Star et l'Edmonton Journal.