Prévenir le féminicide

L’objectif global de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation est de prévenir le fémicide.

Au cours des dernières décennies, de plus en plus d’efforts ont été déployés au niveau international pour prévenir la violence contre les femmes, y compris le fémicide. Afin de lutter contre l’inégalité entre les genres, et aussi contre les croyances et attitudes négatives enracinées à l’égard des femmes et des filles, on reconnaît qu’il faut effectuer plus de changements clés, et que ceux-ci doivent être constamment renouvelés. On reconnait également que les attitudes et croyances dominantes par rapport à la violence perpétuent et maintiennent cette violence de manière générale, et, plus spécifiquement, contre les femmes et les filles qui sont déjà marginalisées et vulnérables (par ex. les femmes et filles autochtones, les femmes pauvres, les immigrantes ou réfugiées). Il faut donc comprendre le contexte et les causes sous-jacentes de la victimisation des femmes (par ex. l’inégalité entre les genres, le déséquilibre du pouvoir, les attitudes misogynes, les structures sociales patriarcales et la discrimination systémique) afin de prévenir la forme la plus extrême de violence contre les femmes – le fémicide.

De manière plus générale, il y a plusieurs défis d’ordre pratique qui font obstacle à la prévention du fémicide et de la violence contre les femmes et les filles, particulièrement au niveau national, tels que la pénurie de données systématiques concernant ce qui est efficace en matière de la prévention, de services, de réponses juridiques et d’intervention précoce et à long terme. Bien qu’il existe un nombre croissant d’études portant sur les approches efficaces, il est difficile de parvenir à une compréhension complète des efforts de prévention à cause du manque de reconnaissance qu’il faut systématiquement surveiller les processus de mise en œuvre des diverses initiatives, ainsi que les résultats et l’impact continu de ceux-ci.

Dans un rapport par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), on reconnait qu’une approche axée sur la santé publique qui vise à limiter le risque de violence contre les femmes et les filles a été, et demeure, l’approche clé pour prévenir le fémicide. Une telle approche vise à améliorer la sécurité et le soin offert à la population.[1] En adoptant une approche de prévention multidisciplinaire qui s’appuie sur des preuves concrètes, le modèle santé publique souligne les bienfaits de la collaboration multisectorielle pour aborder des problèmes qui étaient largement considérés comme des questions médicales ou criminelles.[2] L’importance d’intégrer plusieurs secteurs est fondée sur le point de vue que la violence est un problème multiforme qui est impossible à gérer avec une solution à facteur unique.

Lorsqu’on adopte l’approche santé publique pour aborder le problème de violence contre les femmes, on poursuit un mandat général de prévention.[3] Prévenir un phénomène aussi complexe que la violence – y compris le fémicide – contre les femmes implique un processus en quatre étapes : (1) définir l’étendue du problème; (2) identifier les facteurs de risque associés à la victimisation/perpétration violente; (3) évaluer les méthodes de prévention potentielles à partir des informations ci-dessus; et (4) diffuser largement ces connaissances.[4]

L’approche santé publique se sert du cadre écologique (voir la Figure 1) pour approfondir la connaissance du risque de la victimisation violente auquel font face les femmes et les filles. Ce cadre tient compte du fait qu’une interaction de plusieurs facteurs à quatre niveaux – individuel, relationnel, communautaire, et sociétal – contribue à la violence, et dans le cas le plus extrême, au fémicide. Voici une brève description de chaque niveau, dont les détails sont fournis ci-après :

  • Les facteurs du niveau individuel concernent l’histoire personnelle et les facteurs biologiques (par ex. des expériences de maltraitance pendant l’enfance, des antécédents d’abus d’alcool ou de drogues)
  • Les facteurs du niveau relationnel sont la famille, les amis, les partenaires intimes, et les pairs qui peuvent augmenter ou atténuer le risque de violence.
  • Les facteurs du niveau communautaire concernent les contextes dans lesquels les interactions sociales se produisent (par ex. écoles, lieux de travail, lieux de résidence)  
  • Les facteurs du niveau sociétal sont les normes culturelles et sociales qui peuvent influencer l’acceptation ou le rejet de la violence ainsi qu’aux structures sociales et aux politiques ou pratiques institutionnelles qui entraînent des résultats néfastes ou préventifs en matière de la violence.

De nombreux universitaires, législateurs, groupes communautaires et défenseurs des droits des femmes et des filles ont reconnu que le risque au niveau sociétal pénètre le degré de risque des niveaux ultérieurs et l’influe.[5] L’interaction des facteurs des quatre niveaux écologiques peuvent augmenter ou diminuer le risque auquel les femmes et les filles font face.  Ce modèle permet de comprendre pourquoi certaines communautés présentent des taux de violence plus élevés, pourquoi la violence se produit dans certains environnements et non pas dans d’autres, et pourquoi certains individus courent un plus grand risque de devenir auteurs ou victimes de violence.[6]

Par conséquent, l’identification des facteurs de risque et de protection, et la façon dont ceux-ci fonctionnent seuls ou en synergie, joue un rôle essentiel et déterminant dans le développement des initiatives de prévention du fémicide.

On a identifié plusieurs facteurs de risque aux niveaux sociétal, communautaire, relationnel et individuelle, chacun comportant des mesures de prévention spécifiques.

 

 Figure 1. Modèle écologique pour prévenir la violence fondée sur le genre   

                     

Figure 1 Ecological model

 

Ci-dessous, nous décrivons ce à quoi pourraient ressembler les initiatives de prévention à chaque niveau, avec quelques exemples précis. L’un des objectifs à long terme de l’Observatoire est d’augmenter la quantité de savoir systématique et détaillé sur ce qui se passe à chaque niveau dans l’ensemble du pays. Cet aperçu devrait être considéré seulement comme une introduction.

Le Niveau sociétal

Le niveau sociétal englobe « les tendances institutionnelles globales de la culture ou de la sous-culture, telles que les systèmes économique, social, éducationnel, judiciaire et politique » (notre traduction) dont les caractéristiques communautaires, relationnelles et individuelles sont des manifestations concrètes.[7] Puisque le fémicide est un problème global, les Nations Unies ont créé une matrice qui sert de guide aux États qui œuvrent à mettre fin à la violence fondée sur le genre. En s’appuyant sur le droit international relatif aux droits de la personne - qui garantit les droits fondamentaux des femmes - le protocole est désormais ciblé sur la rectification des inégalités structurelles, des stéréotypes fondés sur le sexe et de la discrimination qui créent une ambiance tolérante à l’égard de la violence contre les femmes.[8] L’une des parties du protocole vise à aborder et à corriger les définitions culturelles de la masculinité qui encouragent le patriarcat, le renforcement des rôles traditionnels des femmes et des hommes et le sentiment  « tout m’est dû » chez les hommes, au dépens des femmes.[9]

Si l’on ne remédie pas aux inégalités structurelles et aux stéréotypes enracinés qui justifient la subordination des femmes, les hommes qui commettent de tels actes de violence bénéficieront de l’impunité plutôt que d’en être tenus responsables. En vertu du droit international, les États sont désormais obligés à enquêter ces cas et à punir les auteurs avec diligence raisonnable.[10]

 La législation nationale est également obligée à dénoncer toute forme de violence contre les femmes, ce qui peut contribuer à la disruption des cycles de la violence qui peuvent aboutir en fémicide.[11] [12] Au Canada, il existe plusieurs cadres législatifs et politiques aux niveau provincial et territorial, bien qu’aucun d’entre eux ne porte précisément sur la violence contre les femmes, adoptant plutôt les termes « violence familiale » et « violence domestique ». Il n’existe aucune législation nationale, outre le Code criminel qui a été modifié en 1996, pour permettre à certaines formes de violence d’être considérées comme un facteur aggravant, y compris la violence qui se produit dans un contexte d’intimité telle que la violence envers un enfant ou un(e) conjoint(e).

À l’échelle nationale, il y a actuellement au Canada deux initiatives notables qui englobent des efforts de prévention de fémicide. Premièrement, l’Initiative de lutte contre la violence familiale est la principale stratégie du gouvernement fédéral pour aborder le problème de la violence familiale depuis 1988.[13] Cette initiative nationale, dirigée et coordonnée par l’Agence de la santé publique du Canada, réunit 15 ministères et organismes partenaires en vue d’empêcher la violence familiale et d’y répondre. Deuxièmement, le gouvernement canadien a récemment lancé la Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, qui s’appuie sur des initiatives fédérales actuelles et qui propose d’augmenter de telles initiatives contre la violence fondée sur le sexe, e fémicide inclus.[14]

Alors qu’on continue d’aborder des enjeux sociaux pratiques et structurels, des efforts de prévention ont été entrepris aux différents niveaux de la société et du gouvernement, et ils continuent d’évoluer. Pour compléter la législation et les mesures nationales, il faut développer et mettre en place des plans d’action, des politiques publiques et des programmes connexes. L’un des objectifs de l’Observatoire sera d’identifier à long terme les initiatives existantes partout au Canada afin de comprendre ce que font le Canada, ses provinces et ses territoires pour prévenir le fémicide. On vise également à identifier ces efforts à l’international.

Hormis quelques exceptions, les efforts de prévention ont mis l’accent sur le fémicide intime, qui est le meurtre de femmes par un partenaire intime actuel ou ancien. Ceci est aussi vrai au Canada. La seule exception est l’attention récente portée sur la question des femmes autochtones assassinées ou disparues, qui souligne d’autres contextes dans lesquels les femmes et les filles sont tuées.[15]

Étant donné le regard particulier porté sur le fémicide intime, de nombreux efforts préventifs sont axés sur cette sous-catégorie de fémicide, mais les travaux entrepris par l’Observatoire identifieront d’autres initiatives préventives plus générales. Ces informations seront fournies sur d’autres sections du site Web et dans la Bibliothèque du fémicide au fur et à mesure qu’elles sont découvertes. Nous discuterons des efforts ciblant le fémicide intime ci-dessous.

L’accent mis sur le fémicide intime

Dans son rapport sur le fémicide,[16] l’Organisation mondiale de la santé a reconnu qu’une grande partie des fémicides surviennent dans le cadre de relations intimes, dont la plupart sont perpétrés par un partenaire intime actuel ou antérieur. Pour prévenir le fémicide de façon plus générale, L’OMS soutient qu’il faut (a) réduire la violence dans les relations intimes; (b) mettre en place des stratégies d’intervention qui atténuent les risques liés à la dissolution d’une relation; (c) durcir les lois sur les armes à feu, particulièrement pour les hommes ayant des antécédents de violence conjugale; et (d) sensibiliser le grand public et des groupes particuliers dans certains contextes sociaux et culturels à la violence envers les femmes.

Plusieurs pays occidentaux ont mis en place des comités d’examen des décès dus à la violence domestique qui examinent rétroactivement les cas de violence domestique afin d’identifier des améliorations à effectuer dans leurs systèmes, ce qui sert d’un mécanisme pour prévenir des crimes similaires. Ces initiatives sont en fonction au niveau national ou provincial/étatique en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et plus récemment, au Portugal. [De plus amples informations sur ces initiatives dans le contexte canadien seront fournies dès qu’elles seront disponibles.]

En outre, plusieurs de ces pays disposent de réseaux nationaux qui relient des chercheurs, des décideurs politiques, et des partenaires et organismes communautaires qui mettent tous l’accent sur la prévention de tels meurtres. En Australie, il y a le Australian Domestic and Family Violence Death Review Network. Au Canada, le Canadian Domestic Homicide Prevention Initiative a été récemment mise en place (www.cdhpi.ca) et aux États-Unis, la National Domestic Fatality Review Initiative (http://ndvfri.org/) continue d’y coordonner ce genre d’efforts. Bien que la plupart de ces initiatives de prévention utilisent un langage neutre du point de vue du genre, on reconnait que la majorité des meurtres étudiés concernent les femmes tuées par un partenaire intime, ce qui s’appelle « le fémicide intime ».

Niveaux communautaire et relationnel

Les femmes et les filles font face à un risque de fémicide élevé lorsque leur communauté est tolérante à l’égard de ces formes de violence contre les femmes. Dans ce contexte, la communauté englobe les environnements dans lesquels les interactions sociales se produisent et dans lesquels les relations se développent, tels que les contextes éducatifs, les lieux de travail, les activités ou les groupes de loisir et les lieux de résidence.  Selon ce point de vue, le risque au niveau communautaire prend en compte les facteurs relationnels– ou, comment les liens sociaux avec les pairs, les partenaires intimes et les membres de la famille peuvent augmenter ou atténuer le risque de victimisation ou de perpétration violentes.[17] Ces relations ont le pouvoir d’influencer le comportement et les expériences personnels.

Les Groupes communautaires/lieux de résidence : Très souvent, les communautés ayant un taux élevé de violence contre les femmes ont également un degré élevé d’isolement social et ont tendance à croire que les relations et les problèmes qui y surviennent appartiennent à la sphère privée, ce qui rend l’intervention plus difficile.[18] Selon des recherches, il est très important que les femmes aient de solides liens aux amis, à la famille et aux voisins car de tels liens peuvent servir de facteur de protection et, par conséquent, réduire le risque de victimisation violente.[19] Cependant, le seul fait de vivre dans un quartier avec un taux de chômage élevé ou avec peu de ressources peut augmenter le risque de violence intime ou plus généralement, de violence contre les femmes et les filles.[20]

Les écoles : Les normes liées au genre sont souvent renforcées dans les écoles de tout niveau et peuvent servir à valider les inégalités fondées sur le genre et les attitudes négatives envers les femmes et les filles. Ceci est illustré par les taux de violence sexuelle plus élevés chez les jeunes hommes qui fréquentent des paires qui tolèrent et encouragent un tel comportement.[21] Des pratiques préventives à ce niveau visent à sensibiliser les jeunes d’âge scolaire à l’importance des relations familiales saines, à l’égalité des genres, à la violence dans les fréquentations. Ces pratiques visent également à réduire le stigmatisme lié aux maladies mentales afin d’encourager les individus à consulter un médecin.

Le travail et les milieux de travail : Les initiatives de prévention axées sur l’emploi et le lieu de travail ont l’un ou l’autre de ces objectifs. Dans ce contexte, on reconnait qu’afin de prévenir le fémicide, il faut aborder la disparité salaire fondée sur le sexe, par exemple, en augmentant les opportunités d’emploi pour les femmes par l’intermédiaire de programmes de formation et d’investissement. En outre, les femmes sont souvent victimes de violence au travail. Par conséquent, il est de plus en plus reconnu que les lieux de travail ont un rôle à jouer dans la prévention du fémicide et des autres formes de violence contre les femmes. La Partie II du Code canadien du travail exige que les employeurs agissent avec la diligence requise pour prévenir la violence dans le lieu de travail, qu’ils fournissent l’accès aux ressources ou l’assistance pour les employé(e)s qui sont exposé(e)s à la violence, et qu’ils parviennent à comprendre à fond les circonstances dans lesquelles la violence est survenu afin de diminuer le risque de répétition de tels incidents.[22] Au cours de la dernière décennie, plusieurs modifications ont été apportées à la législation provinciale/territoriale relative au lieu de travail afin d’améliorer la protection des victimes, par exemple l’obligation imposée aux employeurs d’aider à protéger les employé(e)s contre la violence domestique ainsi qu’un congé qui donne aux victimes du temps pour s’occuper des problèmes qui découlent de leur victimisation. Les plans d’action portant sur la violence dans le lieu de travail semblent être encore à leurs premiers balbutiements, mais le Conseil canadien de la santé et la sécurité au travail a fourni des ressources et directives éducatives en vue d’encourager les employeurs à développer des politiques de lutte contre la violence.[23]

D’autres contextes : On reconnait de plus en plus que l’environnement médical peut servir de point de contact crucial pour les femmes qui sont victimes de violence, y compris celles qui sont exposées au risque de fémicide. Des recherches ont démontré que les victimes de fémicide ont souvent été en contact avec des professionnels de santé avant d’être tuées, et de nombreuses victimes de fémicide ont été admises aux urgences pour des blessures résultant de violence physique.[24] Étant donné qu’il semble exister un haut taux de victimes ayant reçu des soins médicaux avant leur décès, il y a eu quelques efforts qui cherchent à utiliser le dépistage et des outils d’évaluation du risque lorsqu’il s’agit des patientes, et particulièrement celles manifestant même les signes de violence les plus subtils. L’efficacité et l’impact de tels efforts de prévention sont encore à l’étude.

Niveaux individuel/relationnel 

Au niveau individuel, certains facteurs biologiques et biographiques peuvent influencer la façon dont un individu se comporte dans ses relations interpersonnelles. Certaines caractéristiques (par ex. l’impulsivité, la toxicomanie, l’exposition antérieure à la violence, etc.) peuvent augmenter la probabilité qu’un individu devienne l’auteur ou la victime de violence.[25] Il s’ensuit que la prévention au niveau individuel est souvent ciblée sur les facteurs de risque qui sont couramment associés au fémicide et à ses sous-catégories. Par exemple, certaines femmes sont plus à risque que d’autres – celles qui sont plus jeunes, qui ont un niveau d’éducation moins élevé, qui ont été victimes d’abus durant l’enfance et/ou qui ont des antécédents de toxicomanie. Les facteurs qui augmentent le risque de perpétration de fémicide sont similaires, par exemple, avoir été témoin de violence familiale ou victime de violence physique ou sexuelle dans l’enfance.[26] Plusieurs programmes de prévention sont en place afin de faciliter la sensibilisation, d’intervenir dans des situations de maltraitance envers les enfants et de fournir des services de traitement de la toxicomanie.

En ce qui concerne le fémicide, les deux facteurs de risque les plus courants sont l’antécédent de violence domestique et une séparation actuelle ou imminente. Par conséquent, une stratégie pour prévenir le fémicide nécessite l’intervention dans des cas de violence domestique et la mise en œuvre des plans de sécurité pour les femmes qui cherchent à quitter un partenaire violent.  

Des recherches portant sur ces facteurs de risque ainsi que d’autres facteurs du fémicide se trouvent dans la Bibliographie annotée sur le fémicide, dans la partie du site Web intitulée Bibliothèque. 

Récapitulatif

Pour prévenir la violence contre les femmes, y compris le fémicide, il faut s’attaquer aux causes profondes, et non seulement à leurs symptômes. La législation nationale peut jeter les bases de la réalisation de l’égalité des genres et de la justice pour les victimes de violence. Renoncer à la violence contre les femmes au niveau national peut également contribuer à démanteler le climat qui tolère la violence contre les femmes, particulièrement les femmes de certains groupes tels que les femmes et les filles autochtones. De cette façon, tous les individus et les membres de la communauté auront le savoir et le pouvoir d’identifier et d’aider les femmes à risque de fémicide. Grâce à la disponibilité croissante des programmes éducatifs et des campagnes de sensibilisation, les femmes sont de plus en plus automisées, ce qui peut contribuer à court et à long terme à améliorer leur vie, à rompre le cycle de violence intergénérationnelle et à sensibiliser les hommes aux effets des normes sociales négatives et des notions de masculinité qui nuisent tant à eux-mêmes qu’aux femmes et aux filles.

 

Références

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[1] Dahlberg LL, Krug EG. (2002). “Violence-a global public health problem.” Dans : Krug E, Dahlberg LL, Mercy JA, Zwi AB, Lozano R, eds. World Report on Violence and Health. Geneva, Switzerland: World Health Organization; 1–56. http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/42495/1/9241545615_eng.pdf

[2] Ibid

[3] Graffunder, C.M., Noonan, R.K., Coz, P., et Wheaton, J. (2004). Through a public health lens. Preventing violence against women: An update from the US Centers for Disease Control and Prevention. Journal of Women’s Health, 13(1), 5-14.

[4] OSM  (2010)

[5] Heise, L.L. (1998). Violence against women: An integrated, ecological framework. Violence Against Women, 4 (3), 262-290.

[6] Ibid.

[7] Bronfrenner, U. (1977). Toward an experimental ecology of human development. American Psychologist, 513-531.

[8]United Nations High Commissioner for Human rights. (n.d.). Latin American Model Protocol for the investigation of gender-related killings of women (femicide/feminicide).

[9] Heise, L.L. (1998).

[10] United Nations High Commissioner for Human Rights (n.d.)

[11] United Nations High Commissioner for Human Rights (n.d.)

[12] World Health Organization/London School of Hygiene and Tropical Medicine. (2010). Preventing intimate partner and sexual violence against women: Taking action and generating evidence. Geneva, World Health Organization.  

[13] Include link to: https://www.canada.ca/en/public-health/services/health-promotion/stop-family-violence/initiative.html.

[14] Link to: http://www.swc-cfc.gc.ca/violence/strategy-strategie/index-en.html.

[15] Include link to interim report: http://www.mmiwg-ffada.ca/files/ni-mmiwg-interim-report-en.pdf

[16] The PDF for this public report will be included.

[17] Dahlberg LL, Krug EG. (2002).

[18] Heise, L.L. (1998).

[19] Heise, L.L. (1998).

[20] Heise, L.L. (1998).

[21] Heise, L.L. (1998).

[22] http://www.canada.ca/en/employment-social-development/programs/laws-regulations/labour/interpretations-policies/081.html

[23] Include link to:
http://www.wsib.on.ca/cs/idcplg?IdcService=GET_FILE&dDocName=WSIB012070&RevisionSelectionMethod=LatestReleased

[24] Sharps, P.W., Koziol-McLain, J., Campbell, J., McFarlane, J., Sachs, C., & Xu, X. (2001). Health care providers’ missed opportunities for preventing femicide. Preventative Medicine, 33, 373-380.

[25] Dahlberg LL, Krug EG. (2002).

[26] Heise, L.L. (1998). Violence against women: An integrated, ecological framework. Violence Against Women, 4 (3), 262-290.